The political prisoners from Abnaa ElBallad ("Sons of the Land") have declared a hunger strike to protest against the detention conditions of the Jalame prison

Yesterday, March 28, 2004, the secretary general of Abnaa elBalad movement, the comrade Muhammad Kana’ane, went on a hunger strike to protest against his detention conditions in the Shabak compound in Jalame ("Kishon prison"). Today, March 29, 2004, he was joined by his brother and fellow political prisoner Hussam Kana’ane, a member of the Abnaa elBalad central committee.

In spite of the fact that their investigation has ended and they are now legally classified as "detainees awaiting trial", our comrades are being held in inhuman conditions and denied the most elementary rights granted to them by the law:

1) A small cell of approximately 9 square meters, with a single bunk bed, holds 6 prisoners. There is hardly enough place to sleep on the floor.

2) The cell has no window or ventilation and the atmosphere is suffocating. There is no separation between the cell and the rest rooms. The cell has no shower, table or chairs. The blankets and dirty and stinking.

3) The prisoners are not allowed to hold minimal personal belongings such as books, paper and pencils—not to speak of a radio, kettle, watch and other objects stipulated by the law.

4) The prisoners are kept in the cell 24 hours a day, in spite of the fact that the law stipulates a daily walk of at least an hour in the prison yard.

5) The prisoners are denied the right to be visited by their relatives, write and receive letters, and speak over the phone.

The prisoners are held in these harsh conditions since their arrest on February 7, in direct violation of a number of court decisions stipulating that they should be given all the rights granted to them by the detention law. Clearly the Shabak (the Israeli internal intelligence service) runs the Jalame compound in express violation of the law and the court decisions. It must be emphasized than in this "compound" are held many dozens of Palestinian political prisoners in similar conditions. Yesterday the lawyer Orna Cohen from Adalah, the legal center for Arab minority rights in Israel, petitioned the Haifa district court against these detention conditions.

The inhuman conditions in which the prisoners are held is a further proof that we are in the presence of a police operation mounted to break the spirit of our comrades. The prolonged detention and the charges against our comrades are part of a political persecution campaign against Abnaa elBalad and against the liberty of political expression of the Palestinian people. In that way the racist Zionist regime attempts to prevent us from offering an alternative of freedom, return and shared living to their policy of war, occupation and segregation.

Freedom to comrades of Abnaa elBalad!

Freedom to all the Palestinian political prisoners!


עצורי אבנא אלבלד שובתים רעב נגד תנאי המעצר באגף השב"כ בג'למי

ביום א', ה-28.3.04, פתח המזכיר הכללי של תנועת אבנא אלבלד, החבר מחמד כנאענה, בשביתת רעב כנגד התנאים הקשים בהם הוא מוחזק באגף השב"כ בג'למי ("בית המעצר קישון"). היום, ה-29.3.04 הצ טרף לשביתה גם אחיו העצור עימו, חבר הועד המרכזי חוסאם כנאענה.

למרות שחקירתם הסתיימה והם מוגדרים כעת על פי החוק "עצורים לפני משפט" מוחזקים חברינו בתנאים קשים ובלתי אנושיים ונמנעות מהם אפילו הזכויות הבסיסיות המוקנות לעצור מתוקף החוק:

· בתא קטן – כ-9 מר' – ובו מיטת קומתיים אחת, מוחזקים 6 עצורים. בקושי מספיק המקום לעצירים לישון על הרצפה.

· אין בתא חלון, אין אוורור ראוי והתא מחניק. אין הפרדה בין השירותים ותא המעצר, ואין בתא מקלחת, שולחן וכיסאות. השמיכות מסריחות ואינן מכובסות - ואין אפשרות לכבס.

· נמנעים מהעצירים מוצרי היגיינה בסיסית כמו מברשת שיניים, משחת שיניים, מסרק ושמפו.

· לא מאפשרים לעצירים להחזיק חפצים אישיים בסיסיים כמו ספרים ועיתונים, נייר וכלי כתיבה – שלא לדבר על רדיו, קומקום, שעון ועוד חפצים המותרים עלפי החוק.

· העצורים מוחזקים בתא הדחוס 24 שעות ביממה, למרות שהחוק מחייב לאפשר להם טיול בחצר לפחות שעה ביום.

· נמנעת מהעצורים זכותם לביקורי משפחה, לכתוב ולקבל מכתבים ולדבר בטלפון.

העצורים מוחזקים בתנאים קשים באגף השב"כ מאז מעצרם ב-7 בפברואר, וזאת למרות מספר החלטות של בתי המשפט שדנו במעצרם וקבעו כי יש לתת להם את כל הזכויות המגיעות להם לפי חוק המעצרים. באופן ברור השב"כ מנהל את "האגף" בג'למי תוך הפרת חוק בוטה וצפצוף מתמשך על החלטות בתי המשפט. יש לציין כי ב"אגף" מוחזקים עשרות רבות של עצורים פלסטינים בתנאים דומים. אתמול הגישה עורכת הדין ארנה כהן מעדאלה – המרכז המשפטי לזכויות המיעוט הערבי בישראל - עתירה לבית המשפט המחוזי בחיפה נגד תנאי מעצר אלו.

אתמול, 31.3.04, קבע ביה"מ המחוזי בחיפה את מועד השמעות העתירה ל-14.4.04 (עוד שבועיים) וסרב לתת סעד מיידי ולהורות להעביר את חברינו העצורים מאגף שב"כ בו הם מוחזקים לאגף רגיל בג'למה או לכלא אחר. בעקבות זאת פנה ארגון "עדאלה" בקריאה דחופה לארגוני זכויות האדם בעולם במטרה להפעיל לחץ על מדינת ישראל ולגרום לה לשמור על החוקים שלה עצמה ועל זכויות האדם של העצורים.

התנאים הבלתי אנושיים בהם מוחזקים העצורים הינם הוכחה נוספת כי מדובר בהתנכלות נקמנית שמטרתה לשבור את רוחם של חברינו. המעצר המתמשך וכתבי האישום שהוגשו כנגד חברינו הינם חלק ממסע רדיפות פוליטי שנועד לפגוע בזכותה של אבנא אלבלד ובזכות כל העם הפלסטיני, במולדת ובגלות, לחופש ביטוי פוליטי. בכך מנסים שלטונות הדיכוי הגזעניים למנוע מאיתנו להציג אלטרנטיבה של חופש, שיבה וחיים ביחד בשלום לעומת הדרך ללא מוצא של מלחמה, כיבוש ואפליה גזענית שהם כופים על כולנו.

ישוחררו חברי אבנא אלבלד העצורים!

ישוחררו כל העצורים הפלסטינים!


Muhammad Kana'ina, Abu As'ad, secrétaire général du mouvement Abnaa al-Balad et Hussam Kana'ina, membre du comité central du mouvement, en grève de la faim pour protester contre les conditions de détention dans la prison d'al-Jalama

Muhammad Kana'ina et son frère Hussam ont décidé d'entamer une grève de la faim, le dimanche 28 mars, pour protester contre les conditions pénibles de détention dans le centre des renseignements (Shabak) dans la prison d'al-Jalama. Bien que les interrogatoires soient terminés et que les chefs d'accusation aient été établis, les services de la Shabak les maintiennent toujours dans les cellules et les privent des droits fondamentaux, garantis par la loi, en tant que détenus.

Depuis leur arrestation le 7 février dernier, les deux camarades sont enfermés dans les conditions suivantes :

- Ils se trouvent avec quatre autres détenus dans une cellule de 12 m2, où ne se trouvent que deux lits, ce qui les oblige à dormir par terre
- Aucune aération, pas de toilettes, et les sanitaires ne sont pas séparés de la cellule.

- les couvertures ne sont pas propres, elles sont pleines d'insectes et de saletés, et elles ne sont pas lavées.
- Ils sont privés de produits de base tels que le savon, les brosses à dents, et autres.
- Ils sont privés de livres, de journaux, de moyens d'écrire, de radio. Ils n'ont pas de chaise ni de tables.
- Ils sont enfermés dans la cellule 24 heures et sont empêchés de se rendre à la cour.
- Ils sont privés de la visite et de la correspondance avec leurs parents.
Toutes ces privations et conditions violent les droits fondamentaux garantis par la loi de l'Etat sioniste. Le tribunal central de Haïfa a refusé d'émetre un ordre obligeant les services de renseignements d'accorder leurs droits fondamentaux, garantis par la loi, suite à l'appel présenté par l'avocat Orna Cohen, de l'association "Adalah", centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël, le mercredi 31 mars, et il a été décidé de reporter la question au 14 avril 2004.
Les services de renseignements poursuivent leur comportement répressif envers nos camarades, violant les lois et les décisions antérieures du Tribunal qui avaient spécifié la nécessité de leur accorder leurs droits, et de leur accorder le droit de visites des parents, dans une tentative de briser leur moral, de les faire plier et les faire regretter leur attitude nationale et humaine, ce qui est une preuve supplémentaire que leur arrestation n'a qu'une motivation politique.

Nous, au mouvement de Abnaa al-Balad, nous promettons, ainsi que nos camarades enfermés dans les cellules, derrière les barreaux, que nous poursuivrons tous nos efforts et assurons que leur pratique répressive ne nous empêchera de poursuivre notre lutte, de faire connaître notre programme et notre vision politique. Ils ne nous font pas peur, ils ne nous empêcheront pas de mener nos activités politiques et nos luttes, ils ne nous dépouilleront pas de notre identité nationale, notre appartenance nationale et humaine.
Sur le chemin, nous continuons la voie jusqu'à la réalisation de la justice, jusqu'à la réalisation des droits légitimes de notre peuple par la création d'un Etat palestinien indépendant avec al-Quds pour capitale, et la réalisation du retour de tous les réfugiés sur la terre de notre patrie.

Nous appelons tous les hommes libres et nobles du monde à faire face à la politique de poursuite et de répression menées par l'institution fasciste et tyrannique contre nous et nos masses arabes palestiniennes à l'intérieur.

LIBERTE POUR LES CAMARADES MUHAMMAD KANA'INA,secrétaire général du mouvement Abnaa al-Balad et POUR HUSSAM KANA'INA ET TOUS LES DETENUS POLITIQUES

LIBERTE POUR LES PRISONNIERS DE LA LIBERTE


Los presos políticos de Abnaa al-Balad (Hijos de la Tierra) declaran una huelga de hambre en protesta por las condiciones de su detención en la prisión de Jalame

El 28 de marzo el secretario general del movimiento Abnaa al-Balad, el compañero Muhamed Kana’ane inició una huelga de hambre en protesta por las condiciones de su detención en el complejo de la Shabak [servicio secreto interior del Estado de Israel] en Jalame (prisión de Kishon). El día 29 de marzo, su hermano y compañero de organización también encarcelado Husam Kana’ane se unió a la huelga. Husan es miembro del comité de central de Abnaa al-Balad.

Violación de derechos
A pesar de que las investigaciones procesales han concluido y de que la situación penal de ambos está clasificada como “detenidos a la espera de juicio” los dos presos palestinos están sometidos a condiciones inhumanas y se les está denegando los derechos elementales con que les ampara la ley:
1. [Permanecen] en una celda de 12 metros cuadrados y con una sola cama, seis prisioneros. Apenas tienen sitio suficiente ni siquiera para dormir en el suelo.
2. La celda no tiene ventanas ni ventilación alguna y la atmósfera es sofocante. No existe separación entre la celda y el resto de las dependencias. La celda no dispone de ducha, mesa ni sillas. Las sábanas están sucias y huelen mal.
3. No se permita a los prisioneros disponer de las mínimas pertenencias personales como libros, papel o bolígrafos. Mucho menos, aparatos de radio, cafetera, reloj u otros objetos autorizados por la ley.
4. Los presos son obligados a permanecer en la celda las 24 horas del día a pesar de que la ley estipula un paseo diario al menos durante una hora en el patio de la cárcel.
5. A los presos se les niega el derecho a recibir visitas de sus familiares, así como escribir y/o recibir cartas y hablar por teléfono.

Ambos presos están sujetos a estas condiciones desde el pasado 7 de febrero en directa violación de varias decisiones judiciales que estipulan que se les deben garantizar todos los derechos reconocidos en la Ley de Detenciones. Claramente, el Shabak, el servicio secreto interior israelí, gobierna el complejo de Jalame en violación expresa de la ley y de las decisiones judiciales. Debe señalarse que en este “complejo” están encarcelados varias docenas de presos políticos palestinos en condiciones similares. El pasado 28 de marzo la abogada Orna Cohen, de Hádala, el centro legal para los derechos de la minoría árabe en Israel, hizo una petición al Tribunal del distrito de Haifa contra estas condiciones de detención.

Castigo político del aparato del Estado sionista
Las condiciones infrahumanas impuestas a los presos constituyen una nueva evidencia de que se trata de una operación policial planificada para romper el espíritu de los compañeros de Abnaa al-Balad. La detención prolongada y los cargos contra ambos palestinos forman parte de la campaña de persecución política contra Abnaa al-Balad y contra la libertad de expresión política del pueblo palestino. De este modo, el régimen sionista trata de prohibir que propongamos una alternativa de libertad, retorno y vida compartida frente a su política de guerra, ocupación y segregación.

* Libertad a los compañeros de Abnaa elBalad!

* Libertad a todos los presos y presas políticos palestinos!